Démesure à la Pékinoise

Le stade olympique national dont les travaux ont débutés en décembre 2003, couvre une superficie de Le stade rappelle un temps « passé » où les constructions venaient à représenter la grandeur d'un pays ou d'un dirigeant. Elles impressionnent d'autant plus qu'elles étaient réalisées sans les connaissances et les moyens technologiques actuels et semblaient pouvoir se bâtir hors des contraintes de temps et de main d'œuvre. Une main d'œuvre docile et corvéable à merci était sans aucun doute une des conditions préalables pour ces constructions pharaoniques, avec la nécessaire démesure de ceux qui voulaient voir naître ce genre de construction. Du point de vue de nos yeux occidentaux, le futur stade chinois peut rappeler cette démesure passée. Malgré tout, et c’est là le paradoxe, on ne peut que rester abasourdi par la beauté du futur stade, que certains décrivent comme "un grand panier reçu par la poste", "un nid d'oiseau" ou de mon point de vue qui rappelle ces dessins en "grillage" que l'ont compose par ordinateur pour créer des plans de voitures par exemple. La construction d'un stade si gigantesque ouvre souvent des discussions houleuses sur la nécessité de mettre autant de moyen pour une manifestation sportive. Les Jeux Olympiques comme le Mondial de Foot font partie de ces grandes événements qui peuvent soulever la planète entière, pour le meilleur et pour le pire.